Permaculture

La Permaculture ?

1. Protection et régénération des sols

2. Utilisation des forces issues des complémentarités flore/flore et faune/flore

3. Utilisation de toutes les forces de la nature Pour optimiser les énergies sans gaspillage

4. L'obtention de produits sains

premiers pas en permaculture : préparer la terre pour une terre vivante

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Vous en avez bien sûr entendu parler, vous avez peut-être un jardin et vous ne demandez qu’à vous y lancer, mais par où et comment commencer ? Dany nous dit tout ou presque...

La permaculture pour les nuls

Permaculteur par passion depuis 5 ans, Daniel Herrero, plus connu sous le nom de Dany le permaculteur, n’en revient encore pas : son groupe Le Potager du Paresseux -  Permaculture -  Le Jardin du Graal, créé sur Facebook en fin avril approche déjà les 15'000 membres ! Preuve, s’il en était besoin, d’un engouement pour le retour à plus de naturel dont on ne peut que se réjouir.

Comment présenteriez-vous la permaculture ?
La permaculture est avant tout un état d'esprit. Le partage, l'échange, l'entraide, la convivialité et l'esprit d'équipe sont au centre. En second plan, c'est une technique de jardinage : avec elle, pas de travail du sol ni d'arrachage d'herbes indésirables, quasiment pas d'arrosage grâce au paillage. Et puis bien sûr, aucun emploi de pesticides ni d'engrais chimiques ou bio. Tout ce qui vient de la terre retourne à la terre. L’idée est de reproduire la forêt dans son potager.

Comment, dans quelles circonstances avez-vous pris le virus ?
Je voulais faire un potager mais pas conventionnel car je ne me voyais pas passer toutes mes journées à m’en occuper. J'ai alors cherché d'autres solutions et je suis tombé sur la permaculture. Ce fut une révélation. Beaucoup de jardiniers se moquaient un peu de moi au début, mais après avoir vu les résultats et le peu de temps que je passais dans mon potager, ils sont revenus sur leurs paroles et ont même commencé à me demander des conseils !

Quels sont les avantages de la permaculture ?
Cela me permet d'être paresseux et d'avoir une abondance de légumes. Attention : paresseux ne veut pas dire flemmard ! Il y a une grosse différence entre ne pas faire car pas besoin de faire et ne pas faire car pas envie de faire.

J’ai un jardin, je suis complètement néophyte. Par où commencer ?
Tout d'abord paillez le plus tôt possible la surface que vous aimeriez cultiver pour favoriser les va-et-vient des micro-organismes, comme les vers de terre qui travailleront le sol pour vous. Une année avant serait l'idéal, en maintenant ensuite une hauteur de paillage de 20 cm. Utilisez pour cela ce que vous avez sous la main : paille, foin, tonte de gazon, feuilles mortes, broya de branches ou BFR, fumier, cartons non traités et sans inscriptions, herbes indésirables, restes et déchets de fruits et légumes).
Après quelques mois, vous n'aurez plus qu'à écarter le paillage, creuser la terre meuble (légère et facile à travailler) avec vos mains et planter ou semer vos légumes. Dès que les plants seront assez grands, vous pourrez rabattre le paillage dessous.

Quels sont les légumes les plus faciles à faire pousser quand on débute ?
Aucun légume ne paraît difficile à faire pousser. Vous pouvez commencer par des pommes de terre posées sur du gazon ou sur la terre et les recouvrir au fur et à mesure de leur croissance par du paillage. A la récolte, vous n'aurez plus qu'à chercher les pommes de terres dans le paillage. Les tomates sont aussi des plantes simples à cultiver.

Quelle attitude avez-vous par rapport aux limaces ?
Je fais en sorte de les nourrir avec mes restes de salades ou autres pour qu'elles ne s'attaquent pas à mes plants. Toutefois, si cela arrive, je leur laisse le plant en question. Je fais assez de plants pour en avoir en réserve et pour pouvoir remplacer ceux qui ne survivent pas. Je pars du principe qu'un plant qui s'est fait attaqué et survit, c'est une plante à garder et à laisser monter en graines car elle a su se défendre et ses semences seront plus résistantes. S’il pleut pendant des jours et des jours et que vous êtes vraiment envahis de limaces, vous pouvez sortir à la nuit tombée avec une lampe de poche pour les récolter dans un sceau et les déplacer à plus de 200 m de votre potager car sinon elles risquent de retrouver le chemin. Vous pouvez aussi disposer des planches où elles se cacheront durant la journée. Si vous avez des limaces léopard avec des tâches noires sur le corps, ne les déplacez pas car elles mangent les autres limaces. Les poules mangent aussi les petites limaces, tout comme d’ailleurs les hérissons et les canards coureurs qui sont leurs plus grands prédateurs.

Envie ou besoin de bien plus de conseils et d’astuces pour démarrer ou… poursuivre votre belle aventure ? 

Comment faire et récupérer ses semences potagères ?

1 La permaculture ?

2 Les éthiques

3 Les principes

4 votre contexte

5 Le design

6 Votre statégie

Le potager paresseux : Plan en mottes

Kerterre

design pour les nuls

Mini Culture en lasagne fin mai 2017

BRF

Permaculture

Comment ça fonctionne ?

Le design

Permaculture, tout savoir sur les plantations

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/03/22/permaculture/

MOOC

https://www.fun-mooc.fr/courses/Agreenium/66001S02/session02/about

 

 

 

 

 

 

 

 

3 règles fondamentales du parfait jardinier bio

Illustration d'un jardinier bio et de ses outils
3 règles fondamentales du parfait jardinier bio

Par Mathieu Doutreligne publié le 

 45092 lectures

   

Si vous cherchez à être jardinier bio, votre mission première est de produire vos légumes en gardant la fertilité de cette terre qui vous nourrit. Plusieurs règles de base sont à connaître pour démarrer ou continuer un potager plein de vie.

Vous habitez à la campagne et avez une parcelle de terre ? À force de vous interroger sur les enjeux liés l’alimentation, vous avez commencé à faire pousser vos propres fruits et légumes ? Ou alors vous faites partie de ceux pour qui le jardinage est déjà un quotidien ? Dans tous les cas, si vous cherchez à produire vous-même des aliments de manière biologique, vous devez garder en tête que la qualité de votre sol doit rester l’une de vos préoccupations premières.

 

Les sols se dégradent

Comme dans de nombreux endroits sur notre planète, la nature n’est pas respectée. En France, le sol meurt à petit feu. Certains vont jusqu’à déclarer que 26m² de sols fertiles disparaissent chaque seconde dans l’hexagone. Les causes sont multiples et les techniques agricoles dominantes ne sont pas efficaces pour garder la richesse d’un sol. La faute est en partie due au labour, au tassement, à l'épandage de produits chimiques, à la surexploitation. Les techniques mises en place par l’agriculture industrielle pour augmenter les rendements ont eu pour conséquence d’affaiblir et de faire disparaître nos sols. Rien que ça. On produit beaucoup, mais on produit mal.

La prise de conscience progresse, certes, mais peine à prendre de l’ampleur pour que la tendance s’inverse.

Contrairement à un sol dans lequel la vie s’en va, un sol riche permet à vos cultures de se développer plus facilement et avec encore plus de splendeur, le tout sans dégrader l’environnement.

Il est vrai que chaque sol possède des caractéristiques minérales différentes, qui rendent plus faciles certaines cultures, mais tous réagissent à certaines règles fondamentales que vous devez connaître.

1| Arrêter de retourner la terre

Plus vous serez fainéant avec votre sol, meilleur il sera. Pour comprendre pourquoi il n’est pas nécessaire de bêcher la terre pour garder un sol riche, il faut en savoir un peu plus sur ce que les biologistes appellent la pédofaune. La plus grande partie des êtres vivants du sol habitent et se déplacent dans la couche supérieure de la terre. Cette couche ne fait que quelques centimètres (entre 3 et 7 cm), mais possède une importante concentration de racine et de matières organiques.

À chaque fois que la terre est retournée, la pédofaune doit complètement se reformer. Le sol perd sa vie, sa structure. Il devient alors perméable, s’assèche et disparaît lorsqu’il pleut, ce que prouve la vidéo qui suit.

De plus, un sol labouré contient trois fois moins de vers de terre qu’un équivalent non labouré. Vous comprendrez l’intérêt de garder vos lombrics plus tard dans l’article.

Le jardinier bio que vous êtes ne doit donc plus retourner sa terre. Éventuellement, vous pouvez l’aérer à l’aide d’outils spécifiques comme la grelinette, mais sachez que vos futurs meilleurs amis (les vers de terre) font déjà très bien le boulot.

Ce sera peut-être dur pour certains, mais il faut dire adieu à votre bêche, aussi émouvant que cela puisse paraître.

2 | Toujours recouvrir le sol

Pour qu’un sol vive, il faut qu’il soit couvert. Claude Bourguignon, que l’on a déjà interviewé, aime régulièrement rappeler que les seuls sols où la terre est nue sont les déserts et les glaciers.

L’intérêt de recouvrir un sol est de le réchauffer en gardant son humidité. Cette réaction qui peut paraître anodine va en réalité inviter à la “garden party” de nombreux petits organismes qui vont manger et digérer cette couverture et ainsi créer un humus fertile.

La création d’un paillis ou de buttes est alors nécessaire. Différents matériaux peuvent être utilisés. Les plus simples et les plus courants sont l’herbe séchée, la paille, la sciure de bois, le fumier ou le compost mûr. Si vous souhaitez faire davantage plaisir à votre sol, vous pouvez également déposer du bois raméal fragmenté (BRF). L’idée consiste à broyer les rameaux fraîchement coupés (petites branches en formation, elles restent souples, ce n’est pas encore du bois) pour obtenir un mélange de résidus de broyage similaire au sol forestier. Le BRF est l’une des meilleures techniques pour favoriser la pédogenèse nécessaire à la création de l'humus.

3 | Vénérer les vers de terre

Lors de la dernière conférence environnementale en novembre dernier, Stéphane Lefoll, actuel ministre de l’Agriculture, s’était fait remarquer en faisant l’éloge du ver de terre. Il déclarait “trois tonnes de vers de terre à l’hectare, ça vous remue 280 tonnes de terre. Pendant ce temps-là, vous n’avez pas besoin de labourer.” En agriculture biologique, les lombrics ont un rôle primordial pour la raison simple qu’ils aèrent le sol. Créer des galeries est indispensable pour permettre à l’eau de pénétrer la terre lorsqu’il pleut. La première partie de cet article montrait qu’une terre lissée et compactée ne permet pas une bonne infiltration.

De plus, en se nourrissant des déchets carbonés en surface, les vers de terre les enfouissent sous le sol et enrichissent la terre. À l’échelle planétaire, le stockage du carbone dans la terre est primordial.

Si on vous demande de “vénérer” les petits lombrics, à l’inverse, il faut détester les pesticides, herbicides et autres fongicides. L’agriculture chimique brûle les vers de terre. Ne plus mettre d’engrais chimiques dans un sol change énormément de choses. À la place, il faut lui apporter du compost, c’est-à-dire de la matière organique qui va nourrir la faune, les vers de terre, et permettre au sol de fonctionner.

L’intelligence du végétal

Francis Hallé est un docteur en biologie reconnu à l’échelle internationale. Il étudie les plantes, les arbres, et fait des découvertes surprenantes. Le fait qu’elles communiquent, font du bruit, gonflent au grès des marais et éprouvent des émotions étonne les occidentaux du début du XXIe siècle. Ces travaux de recherche étonnent surtout, car le végétal a longtemps été délaissé pour l’animal, ou l’homme en premier lieu.

À votre échelle, lorsque vous cultivez votre potager bio pour vous nourrir, soyez convaincu que vos plantes sont plus vivantes que jamais si vous leur donnez la possibilité d’exister.

LISERON

Culture sur butte : pourquoi et comment ?

PAR  · 28-07-2017

Butte de cultureMaseltov

La technique de culture sur butte se répand désormais largement, autant dans les potagers que dans les exploitations maraîchères.

Elle ne reste pas pour autant l’apanage des permaculteurs ou autres agro-écologistes que nous sommes… Et c’est là une excellente chose !

La démocratisation galopante de techniques aussi efficaces que cohérentes à bien des niveaux souligne une prise de conscience agricole dont les ramifications vont au-delà du pré-carré des innovateurs et convaincus.

Ce que vous allez apprendre

  • Les origines de la culture sur butte
  • En quoi la technique est intéressante sur le terrain
  • Comment réaliser trois différents types de culture sur butte
  • Quelles sont les contraintes et limites de la technique
 

Un peu d’Histoire de la culture sur buttes

Mise enplace d'une culture sur butteØyvind Holmstad

La culture sur butte connaît en réalité plusieurs origines intellectuelles, si l’on peut dire, ce qui explique en partie qu’il en existe différents types.

La première, que nous apprécions tout particulièrement chez DEFI-Écologique, est en réalité l’application concrète d’une connaissance du fonctionnement du sol, notamment à travers les mycorhizes qui y évoluent.

La technique s’attache alors à utiliser les différentes connaissances liées au fonctionnement d’un sol, afin de les mettre en œuvre à travers la réalisation d’une structure, la culture sur butte, qui maximiserait le fonctionnement de ce sol créé de toute pièce (même si en contact avec ce dernier).

La deuxième est fondamentalement plus pragmatique et tend à valoriser la production de pseudo-déchets d’un potager ou d’une exploitation pour créer un support de culture cohérent, productif et qui peut s’inscrire dans un schéma de fonctionnement plus proche de celui de l’environnement qui nous entoure.

On pourrait ici presque affirmer que c’est une manière de recycler des déchets, techniquement plus poussée que le compostage, puisqu’ils deviennent un réel outil de production.

Dès sa genèse, la technique de culture sur butte s’inspira des travaux de Masanobu Fukuoka, dont les travaux sont régulièrement évoqués sur notre blog, mais aussi de ceux moins connus, de Marc Bonfils à Emilia Hazelipp.

La rotation des cultures

Une culture sur butte ne se suffit pas à elle-même : il s’agit de continuer le raisonnement de manière globale, même si le socle est excellent.

En ce sens, il s’agit de prévoir autant que faire se peut des rotations de cultures, de type « engrais vert », puis « légumes et fruits », puis « légumes et feuilles », puis « légumes et racines ».

La rotation n’est pas forcément obligatoire, si tant est que vous ne fassiez pas une monoculture sur l’intégralité de la butte. Dans ce dernier cas, la rotation est par contre indispensable.

Ainsi, si vous évitez la monoculture et pouvez plus facilement vous passer de la rotation, il sera néanmoins bien plus efficace et sécurisant pour votre production d’appliquer les différentes techniques d’associations de cultures.

Les avantages de la culture sur butte ?

La culture sur butte permet de créer un milieu riche, car particulièrement favorable à la microfaune du sol.

Le sol n’a alors de cesse d’enrichir ce milieu, à travers les excréments de la microfaune, mais aussi grâce à la présence de nombreux champignons décomposeurs.

Une telle culture permet d’obtenir une terre meuble et dont la composition lui permet de rester meuble dans le temps. Mais c’est aussi grâce au paillage, qui est un élément clef de la technique !

Une butte facilite le travail, grâce à sa hauteur, qu’il est possible de moduler en fonction de la taille des personnes qui vont y intervenir.

Elle limite le travail pour la simple et bonne raison que, quelle que soit l’intervention à réaliser sur la butte, celle-ci ne se fera pas à l’aide d’outils (hors mise en place).

Elle rend également le travail plus aisé dans la gestion des adventices, à la fois parce que la terre reste meuble, mais aussi parce qu’il n’est pas nécessaire de se baisser pour les éliminer.

La technique de la culture sur butte voit aussi un de ses principaux avantages dans la gestion de l’eau, avec un besoin en arrosage particulièrement faible, voire inutile selon les climats.

Elle augmente la surface de production en donnant du volume au sol, on passe d’un terrain plat à un terrain bombé. Cette caractéristique nécessite d’appréhender la butte comme un milieu à part entière avec ses différents horizons de sols (couches).

Il est important d’exploiter ces couches en différentes fonctions. Les plantes exigeantes doivent être sur le haut de la butte et les moins exigeantes sur les côtés et le bas. Ici aussi la technique de cultures associées permet d’optimiser les résultats.

Avant de réaliser une butte, il est important de connaitre son sol. De nombreuses personnes réalisent des buttes qui peuvent être contre-productive ou inutile, alors que leur terre de départ était très bonne. Puisque la plupart des buttes, lors de leurs réalisations, ont un impact important sur la vie du sol, il est important de se demander s’il est vraiment utile d’en construire une.


Butte en terre

Schéma butte en terreCanop'Terre

La technique de butte en terre permet d’optimiser le réchauffement de la terre dès le printemps.

En cas de forte pluie ou de sol hydromorphe, la butte en terre permet l’écoulement de l’eau entre les buttes. Elle évite ainsi la saturation en eau au niveau du système racinaire. La gestion de l’infiltration de l’eau peut même être améliorée par un système de drainage dans les allées.

Butte en lasagnes

Schéma de butte en lasagneCanop'Terre

Cette technique de culture sur butte est directement issue d’un besoin de recycler des déchets produits en trop grandes quantités dans le jardin ou sur l’exploitation elle-même.

Le principe en est relativement simple : il suffit de trier les différentes matières sous forme de couches.

Ces couches se répartissent entre matières riches en azote (reste d’aliments, de tontes et toutes matières encore vertes) et matières riches en carbone (feuilles mortes, paille et toutes matière brunes).

L’intérêt de cette butte est d’utiliser une matière première locale, qui la met de fait en cohérence avec la vie du sol.

Il faut bien l’arroser une fois sa fabrication effectuée, afin d’enclencher son fonctionnement.

Il faut également porter un effort sur l’aération générale de la butte, en y intégrant du petit branchage de bois mort de manière aléatoire.

La meilleure option consiste à réaliser de nombreuses couches fines de matières plutôt que quelques grosses couches.

La butte en lasagnes est à réalimenter tous les ans, à minima d’une double couche.

Butte en lasagnes

Comment créer une butte en lasagne, aussi appelée butte sandwich

Le saviez-vous ?

Une technique comme celle de la culture sur butte ne s’appréhende pas en un claquement de doigt.

Il est essentiel de faire ses premières expériences et de se renseigner auprès de personnes qui ont déjà tenté cette petite aventure.

Logo de l'association Canop'TerreCanop'Terre

Si vous souhaitez allez plus loin en intégrant votre culture sur butte à une réflexion agroécologique plus large sur votre jardin ou votre exploitation, il existe des centres de formations animés par des professionnels tout à fait compétents en la matière et qui pourront vous accompagner sur des exemples grandeur nature !

Dans la région Grand Est par exemple (et parce que nous les connaissons bien), c’est l’association Canop’Terre et Olivier Lavaud, mycologue de formation et spécialiste en agroécologie, qui pourront vous en dire bien plus à propos de la culture en butte, dès ce mois d’août.

Voir les formations Canop’Terre

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Butte sandwich Robert Morez

Schéma butte sandwich Robert MorezCanop'Terre

Cette technique un peu plus complexe s’inspire clairement de la Nature pour créer un milieu riche et favorable à la culture sur un plus long terme (jusqu’à 4 ans).

Il est à noter que la première année de production verra une fertilité particulièrement spectaculaire, ce qui est à prendre en compte dans le choix des plants que l’on y disposera.

Moins élevée que la butte en lasagnes, du fait de son enterrement partiel, les fagots de branchages ont toute leur importance pour amener l’eau de pluie en son cœur.

Butte sandwich Robert Morez

Première étape de construction de la butte Robert Morez

Gros plan sur un campagnol des champs (Microtus arvalis)Dieter TD

S’il est un problème à prendre en considération au moment de vous lancer dans une culture sur butte, qu’elle soit seule et de taille raisonnable ou qu’elles soient nombreuses et longues, c’est le fait de potentiellement attirer des micromammifères et notamment le campagnol.

En effet, si l’on se rapproche bien plus du fonctionnement de la nature avec la culture sur butte, il est logique que toute la nature, même celle qui peut agacer, s’invite à table.

Chats domestiques (avec modération, car il ne faut pas oublier que les chats domestiques font des ravages auprès de la petite faune), perchoirs à rapaces nocturnes comme diurnes et autres pièges non-vulnérants seront vos premiers alliés de lutte contre ce rongeur !

Ne restera plus qu’à lutter contre les limaces

Butte permacole ou forestière Sepp Holzer

Schéma butte forestière Sepp HolzerCanop'Terre

Originaire des pays de l’Europe de l’Est, cette technique de culture sur butte porte plusieurs noms, dont la « Hugelkultur », plus proche de son lieu de naissance.

Nous sommes là sur une vision à bien plus long terme de l’utilisation de la butte, avec des rendements pouvant aller de 10 à 20 ans.

Ce sont ici de véritables troncs qui feront office de support à la fertilisation de la butte qu’ils constituent.

À mesure que ceux-ci se décomposeront (lentement, comme on peut facilement l’imaginer), ils apporteront sur le long terme les nutriments nécessaires à la croissance des plantes.

En-cela, cette butte est souvent appelée « butte auto-fertile ».

Butte permacole ou forestière Sepp Holze

Explication en image de l'intérêt de la butte forestière

 

 

En résumé

Quel que soit le type de culture sur butte que l’on choisit, il est indéniable que l’on se rapproche bien plus du mode de fonctionnement naturel des sols, respectant la biodiversité alentour.

Véritable rouage d’une agriculture vivante (du potager au maraîchage), cette technique permet de mieux appréhender les enjeux qui lient la production à l’environnement qui nous entoure.

Afin de ne pas verser dans l’angélisme, et vous l’aurez certainement compris, la mise en place de buttes demande cependant de déployer une énergie conséquente à sa réalisation. Tout du moins l’investissement est-il, pour une fois, à la force de nos bras et non à la taille de notre portefeuille !



Culture sur butte : pourquoi et comment ? https://blog.defi-ecologique.com/culture-sur-butte/#ixzz4pFT7Bq5z 
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Bien chouchouter son sol : les conseils d'Yves Gillen

Quelques belles maximes à écouter et ré écouter :

Il faut donner pour recevoir : 1/3 d'azote en-dessous (tonte verte ou compost -attention le composte brûle la matière organique sauf si vous le pratiquez comme décrit ici mais les eprmaculteurs précaunisent de mettre directement sur le sol) 2/3 de carbone en-dessus (paillage, BRF jeunes tiges coupées), de la terre pour ensemenser votre couverture et votre composte.

Vous avez compris que les permaculteurs ne sont pas toujours d'accord avec ce qui est dit ici mais exerçons notre esprit critique et faisons comme nous pouvons et comme nous le "sentons".

5 engrais naturels

Vous voulez que vos plantes restent en pleine forme et poussent facilement ? Pour cela, pas la peine de dépenser des sous en achetant des sacs d’engrais. Il existe des engrais naturels et efficaces dont on n'a même pas idée. Découvrez 5 engrais gratuits que vos plantes vont adorer

1. La peau de banane: Riche en potassium, la peau de banane favorise la croissance des plantes et leur apporte de belles couleurs.
2. Le marc de café: Il est excellent pour la croissance des plantes car il est riche en azote et en phosphates.
3. Les cendres de bois: En conservant les cendres de cheminée, barbecue ou poêle à bois, vous avez entre vos mains un engrais concentré et efficace.
4. Les coquilles d'oeuf: Les coquilles d'oeuf sont très efficaces comme engrais. Mais aussi pour lutter contre les indésirables comme les fourmis et les vers de poireaux.
5. L’eau de cuisson: On n'y pense pas quand on la verse dans l'évier, mais l'eau de cuisson des œufs, des légumes, ou des pâtes est un excellent engrais naturel. Laissez-la refroidir, puis utilisez -la pour arroser vos plantes.

Peut-on gagner de l'argent avec la permaculture ?

Le Carabe

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