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Thyroïde

Fonctionnement de la Thyroïde

A l'annonce du retour de l'ancienne formule de Levothyrox, j'ai dit : Ça ne va pas être simple ! Le nouveau Levothyrox a le même code que l'ancien. Nous attendons plus d'explications.

Une amie : Ne va t'il pas y avoir encore une période de réadaptation ? Pour ma part je ne sais plus où j'en suis !

Catherine Leyrissoux si tu es bien équilibrée le mieux est de ne rien changer. Si tu sens un problème vas en parler à ton médecin. La thyroïde est une glande qui s'adapte à tes besoins. Le levothyrox est à dose constante (la demi-vie est de l'ordre de 6 jours, la prise est journalière donc La fraction active non liée à des protéines est constante). Si problème il suffit de modifier le dosage comme les malades et les médecins le pratiquent depuis que le Levothyrox existe. Ne cédons pas à la psychose ambiante.

Une amie : Merci Catherine ! Mon toubib s'en fout puisque mon dosage de TSH a baissé à 1.34, donc rien de grave pour l'instant. Par contre, hormis d'autres effets secondaires, j'ai une sécheresse de la bouche telle qu'elle me réveille la nuit. En lisant les différents posts des malades, j'ai vu que certains l'évoquaient, mais la encore mon médecin dit que ca n'a pas de rapport.

Catherine Leyrissoux cela arrive d'avoir une sécheresse de la bouche même sans lévothyrox, cela peut être une carence, l'huile de graines de bourrache et d'argousier est intéressante à tester dans la mesure où ton médecin n'a pas diagnostiqué de problème autre. 
Nous avons bien de la chance d'avoir des médecins et les analyses de laboratoire, ils sont plus efficaces que les réseaux sociaux et nous pouvons à tout moment retourner les voir si les symptômes persistent.
Je pense que ce que j'ai écrit permet de comprendre comment gérer tout cela : La thyroïde est une glande qui s'adapte à tes besoins. Le levothyrox est à dose constante donc si problème (symptômes et résultats laboratoires) il suffit de modifier le dosage comme les malades et les médecins le pratiquent depuis que le levothyrox existe.

Mon amie : c'est vrai, mais mon medecin ne veut pas faire de 2eme dosage avant décembre. Le 1er à été fait fin août. Qu'en penses tu ?

Catherine Leyrissoux La médecine est avant tout une science clinique : Le médecin ausculte, analyse, pose des questions, diagnostque, agit, explique et le patient pose les questions en rapport avec ses craintes. Nous sommes dans un monde où l'on croit plus un étranger sur les médias qu'un scientifique proche. Le poison c'est la peur de l'autre. Le doute est normal et sain s'il aboutit au questionnement du spécialiste que nous avons au plus proche et qui a donné sa jeunesse et sa vie pour la bonne santé de son prochain.

Catherine Leyrissoux J'ai retrouvé ceci pour les pharmaciens et les médecins 
https://www.has-sante.fr/.../affiche_parler_a_son...

https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-11/brochure_patient_vd_071113.pdf

Physiologie de la Thyroïde 

La Glande thyroïde secrète des hormones thyroidiennes à l'usage de notre corps.

Elle est composée de follicules thyroïdiens(300um) comprenant :

o une paroi contenant :

 les cellules folliculaires (=thyréocytes) pole basal/apical

 les cellules C

o un colloïde amorphe + Glandes parathyroïdes

 Les cellules folliculaires sécrétent les hormones thyroïdiennes T3 et T4 :

o T3 = Triiodothyronine

o T4 = Tetraiodothyronine ou Thyroxine

 Les cellules C(claires) sécrétent la Calcitonine (Hypocalcémiante)

Rythme circadien (tout au long de la journée) :

o Pic nocturne pour la TSH autour de minuit

o 9 à 17 pulses par jours (médié par l’hypothalamus)

 

La demi-vie de la lévothyroxine est de 6 à 7 jours. La fraction non liée à des protéines représente la forme active.

Analyse biologiques :

Valeur : 0,3 à 6 mUI/L

Variation :

-TSH ↑↑ → Hypothyroïdie periphérique 

-TSH ↑ →Hypothyroïdie modérée(ou prise à un stade précoce) →Guérison de pathologie non thyroïdienne

-TSH ↓ →Syndrome de basse T3 (patho non thyro associée) -pas de conversion T4→T3 -modifications des protéines porteuses -cortisol (action sur l’axe)

-TSH ↓↓ →Hyperthyroïdie périphérique 

 

- Age :

o NN  Pic de TSH à la naissance (adaptation de la thermogénèse et réponse cardiaque) o Stabilisation au cours des premières semaines de vie o Dépistage néonatal de l’hypothyroïdie au 3eme jour de vie (dosage de la TSH) o Sécrétion préférentielle de T3 chez le NN

o Chez les personnes âgées Syndrome de T3 basse (relié à un mauvais état général)

La Thyroïde et le Lévothyrox

7 questions sur le Levothyrox, ce médicament dont la nouvelle formule inquiète

 

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La formule de ce médicament prescrit dans les troubles de la thyroïde a été modifiée. Des patients dénoncent des effets secondaires handicapants.

 

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Que se passe-t-il avec la nouvelle formule du Levothyrox ? Avec ses 3 millions d'utilisateurs, ce médicament est l'un des plus prescrits en France. Mais depuis que sa composition a changé, des milliers de patients qui en prennent pour lutter contre leurs problèmes de thyroïde se plaignent de lourds effets secondairesUne pétition "contre le nouveau Levothyrox dangereux pour les patients" a recueilli plus de 79.000 signatures. Quel est le problème ? "L'Obs" fait le point.

A quoi sert le Levothyrox ?

Le Levothyrox est un médicament prescrit à vie pour remplacer une hormone naturelle, la thyroxine, lorsque la glande qui est censée la produire, la thyroïde, ne fonctionne pas bien ou pas du tout. Cela se produit notamment en cas d'hypothyroïdie (production d'hormone trop faible due à une carence en iode, à une pathologie auto-immune...) ou en cas d'ablation chirurgicale de la glande thyroïdienne à la suite d'un cancer. Cette glande joue un rôle très important dans la croissance mais aussi sur le système nerveux et le métabolisme. La prise de ce médicament est donc vitale pour les 3 millions de patients concernés, selon les chiffres de l'Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM).

Le Levothyrox permet ainsi de compenser le ralentissement de certaines fonctions chez ces patients atteints d'hypothyroïdie : perte de mémoire, ralentissement du rythme cardiaque, intense fatigue, somnolence, frilosité, humeur dépressive, prise de poids, raideur musculaire… Voire des complications plus graves. 

 

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Le Levothyrox peut aussi être utilisé dans les situations où il est nécessaire de freiner la sécrétion d’une hormone stimulant la thyroïde, appelée TSH.

Pourquoi avoir changé la formule ?

La formule du Levothyrox a été changée en mars 2017 par le laboratoire Merck à la demande de l'ANSM, l'Agence nationale de la sécurité du médicament. Argument avancé :

"Il pouvait exister des différences de teneur en lévothyroxine non seulement d’un lot à l’autre de Levothyrox mais aussi au cours du temps pour un même lot. Ces fluctuations en teneur active étaient à l’origine de perturbations de l’équilibre thyroïdien chez les patients."

Le changement de formule ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, une hormone de substitution) mais porte sur des substances, appelées "excipients", qui lui sont associées, comme par exemple le lactose qui a été remplacé par le mannitol.

"Le mannitol, contrairement au lactose est dépourvu d’effet notoire à la dose où il est présent dans les comprimés et ce quel que soit le dosage du médicament", estimait l'agence.

De l’acide citrique anhydre, excipient très répandu dans la composition des médicaments et dans le domaine alimentaire, a également été ajouté. "Il est utilisé en tant que conservateur pour limiter la dégradation de la
lévothyroxine au cours du temps."

Ces modifications visaient à garantir une teneur en substance active (la lévothyroxine) plus constante d'un lot à l'autre, ou au sein d'un même lot, d'après l'ANSM. Et, selon elle, il n'y aura pas de retour à l'ancienne formule.

Cette nouvelle formule était donc censée être plus stable et mieux tolérée. 

 

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Deux études de pharmacocinétique avaient été réalisées, démontrant selon l'ANSM la bioéquivalence des deux formules, les nouveaux excipients ne modifiant selon elle ni la quantité de substance active qui
passe dans le sang, ni la vitesse à laquelle elle atteint l’organe cible.

De quoi se plaignent les patients ?

De nombreux patients signalent de nouveaux effets secondaires aux associations de malades et à l'ANSM. Ainsi Amelia, interrogée dans "le Parisien" en kiosques ce mercredi 23 août, qui vit "un enfer" : vertiges, maux de tête... ou encore Jean-Claude, qui s'est retrouvé "scié", "les jambes si raides qu'elles n'arrivaient plus à porter l'ancien cheminot de 59 ans". "Comme si elles étaient tétanisées", explique-t-il au quotidien. "Je me levais le matin avec des crampes au cou. Elles se sont accentuées au point de devenir invalidantes", raconte le quinquagénaire. "Ce qui m'a le plus fait peur, c'est quand ma vue s'est troublée et que j'ai eu des pertes de mémoire. J'oubliais des mots, des phrases." 

"Depuis, je perds mes cheveux, je me sens fatiguée alors que pendant six ans j'ai été bien stable", témoigne Fatima, toujours dans le journal "le Parisien".

"Je me suis retrouvée avec des crampes dans les cuisses comme je n'en ai jamais eu de ma vie, à tel point que je ne pouvais plus marcher. Je n'osais plus prendre le volant, j'avais des vertiges. Un état de fatigue, comme jamais", ajoute Chantal L'Hoir, fondatrice de l’AFMT (Association française des malades de la thyroïde). Elle rapporte également le cas d'une femme "du côté de Biarritz qui s'est trouvée à l'hôpital avec un emphysème pulmonaire confirmé par le médecin". D'autres "qui ont des PSH (périarthrite scapulo-humérale) explosés ou alors effondrés".

L'AFMT indique avoir reçu de nombreux signalements similaires. "Entre le 7 juin et le 17 août de cette année, nous avons reçu près de 100 interpellations pour des dépressions, des crampes affreuses, des personnes ne pouvant plus se lever", rapporte la co-présidente de l'association française des malades de la thyroïde, Nell Gaudry. 

Que demandent-ils ?

"Qu'elles [les autorités] fassent cesser, sans attendre, l'utilisation de la nouvelle formule du Levothyrox !" s'écrie Nell Gaudry auprès du "Parisien". 

"On n'est pas des scientifiques, mais je trouve déplorable l'écoute du monde médical", ajoute Chantal L’Hoir. "Quand on souffre de la thyroïde, on passe pour des dépressifs au point que beaucoup de gens, avant d'être soignés pour des problèmes thyroïdiens, sont placés sous antidépresseurs. Ce n'est pas un médicament de confort mais de survie."

Tout le monde est-il concerné ?

Non, pas de panique toutefois. "L’immense majorité des patients sous Levothyrox ne présente pas de symptômes", assure Beate Bartès, présidente de l’association Vivre sans thyroïdeauprès du "Figaro". "Certains vont même un peu mieux, dans la mesure où leur intolérance au lactose ne pose plus de problème, ou qu’ils absorbent un peu mieux la nouvelle formule." "Avec l’ancienne formule, j’avais constaté qu’à chaque fin de repas, mon ventre était extrêmement gonflé, mais avec la nouvelle formule, j’allais beaucoup mieux", raconte ainsi une patiente intolérante au lactose au "Figaro".

Pourquoi ces effets ?

L'intolérance à ces nouveaux excipients, présents dans de nombreux médicaments, et même dans les bonbons sans sucre pour le mannitol, semble peu probable. Mais le changement d’excipient a pu modifier la façon dont le corps absorbe le principe actif, la lévothyroxine. "Si l’on change l’excipient, il est possible que le dosage soit modifié de quelques microgrammes", explique Beate Bartès au "Figaro". Or quelques microgrammes en plus ou en moins peuvent avoir un impact important sur le corps, car les hormones thyroïdiennes interviennent à tous les niveaux : métabolisme, sommeil, os, muscles... 

Que disent les autorités sanitaires ?

L'Agence du médicament se veut rassurante. Elle a activé un numéro vert "pour répondre aux inquiétudes des patients" – 0.800.97.16.53 –, accessible du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures. 

"Il faut rassurer les patients", enjoignent de leur côté les médecins généralistes et hospitaliers contactés par le "Parisien".

"Les maladies de la thyroïde rendent plus sensible aux changements et exacerbent l'anxiété, ajoute le professeur Jean-Christophe Lifante, spécialiste de la thyroïde au service de l'hôpital Lyon-Sud (Rhône).  Il peut y avoir des effets sur certains patients mais il faut calmer la polémique car la majorité d'entre eux ne seront que temporaires."

En attendant, l'ANSM dit enquêter sur ces effets indésirables. Elle estime que "les premiers résultats rapportent qu’il n’y a pas de différence en termes de sécurité de l’emploi entre l’ancienne et la nouvelle formule".

Mais "par mesure de précaution" elle préconise, pour certains patients (traités pour un cancer de la thyroïde, ayant une maladie cardiovasculaire, enfants, personnes âgées ou des personnes ayant un équilibre thérapeutique difficile à atteindre), de réaliser un dosage de leur dose d'hormones par prise de sang "dans les six à huit semaines après le début de la prise de la nouvelle formule". "Les femmes enceintes sous Levothyrox sont invitées, quant à elles, à contrôler leur TSH dans les quatre semaines après le début de la prise de la nouvelle formule."

Si les symptômes persistent, les patients peuvent signaler les effets secondaires en ligne. L'ANSM invite aussi les patients à être attentifs au nouveau code couleurs des boîtes afin de connaître leur dosage (voir ci-dessus).

Pour ceux qui ne supportent vraiment pas la nouvelle formule, les responsables d'associations ont évoqué auprès des médias un traitement par gouttes, plus contraignant mais sans excipient, le L-Thyroxine, d'ordinaire prescrit aux enfants et personnes âgées. Mais il ne peut se prendre sans l'accord de son médecin.

Les associations ne lâchent rien : "Nous réfléchissons à interpeller l'Organisation mondiale de santé (OMS). S'il le faut, nous irons manifester devant l'Assemblée nationale", prévient Nell Gaudry. 


Read more at http://www.cathypharma.com/pages/tete.html#3RKd1evHthh2orAD.99

L-THYROXIN HENNING®

Une nouvelle L-thyroxine commercialisée en France par SANOFI

 

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Dans le cadre des solutions proposées aux patients ne supportant pas le nouveau Lévothyrox®, la Ministre de la Santé a annoncé que le médicament L-Thyroxin Henning®, commercialisé en Allemagne par SANOFI, allait être importé en France en octobre. Ce billet passe en revue les excipients de ce médicament, ces derniers étant au coeur de la polémique française.

Les pharmaciens fourniront transitoirement avec les boîtes de L-Thyroxin Henning allemandes une notice traduite en français, le temps que SANOFI produise des emballages et des notices destinées au marché français. La commercialisation de ce médicament sera durable, contrairement à l’Euthyrox (identique à l’ancien Lévothyrox), qui ne sera disponible que quelques mois.

Si la composition de l’Euthyrox est identique en tout point à celle de l’ancien Lévothyrox, la L-Thyroxin Henning contient des excipients différents. Avant de vous parler en détail de ces excipients, je rappelle qu’à partir des informations disponibles (qui sont assez complètes, voir mon article précédent), aucune preuve n’alimente l’existence d’une toxicité du nouveau Lévothyrox.

Pour la grande majorité des utilisateurs, la logique est de continuer avec le nouveau Lévothyrox, quitte à adapter la posologie chez certains d’entre-eux pour optimiser l’équilibre hormonal ; abandonner le Lévothyrox pour la L-Thyroxin Henning n’aurait pas de sens et les exposerait à un risque de nouveau déséquilibre hormonal.

Il existe néanmoins des utilisateurs du Lévothyrox qui pensent, à tort ou à raison, que les troubles qu’ils ressentent sont liés aux excipients contenus dans le nouveau Lévothyrox, et qui ne veulent en aucun cas reprendre ce médicament. C’est pour eux, et seulement pour eux, que l’Euthyrox est disponible transitoirement pour quelques mois en France, sur prescription expresse de leur médecin. Il paraît logique pour ces utilisateurs d’essayer la L-Thyroxin Henning dès sa disponibilité en France (commercialisation annoncée pour la mi-octobre) plutôt que d’acheter l’ancien Lévothyrox à l’étranger, qui disparaîtra probablement à terme en Europe et ailleurs.

La L-Thyroxin Henning est commercialisée en Allemagne depuis près d’un siècle : il s’agit de la première hormone thyroïdienne de synthèse mise sur le marché, par l’allemand Georg Friedrich Henning en 1927. La composition du médicament (excipients) a bien sûr changé depuis. SANOFI a racheté le laboratoire HENNING en 1996.

Voici comment se présentent les boîtes en Allemagne.

 

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Les comprimés sont ronds et sécables, avec une inscription gravée qui varie en fonction du dosage : le chiffre correspond aux multiples de 25 : 5L signifie 5 X 25 = 125µg de L-Thyroxine. Ils ont tous la même taille.

 

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Notice en allemand

Je ne vais pas développer les éléments qui sont communs à la L-Thyroxin Henning et aux autres médicaments contenant de la L-thyroxine (c’est une autre façon d’écrire lévothyroxine) : mêmes indications, mêmes effets secondaires, mêmes précautions d’emploi etc. La notice professionnelle (en allemand) est quasiment identique à celle de ses homologues français, aux excipients près.

Les excipients de la L-Thyroxin Henning

Je vais surtout m’intéresser aux excipients de la lévothyroxine allemande. En voici la liste complète, avec la traduction française :

 

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- Maisstärke : amidon de maïs 

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- Vorverkleisterte stärke (Mais) : amidon de maïs modifié 

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- Mikrokristalline cellulose : cellulose microcristalline 

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- Natriumcarbonat : carbonate de sodium 

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- Natriumthiosulfat (Ph. Eur.) : thiosulfate de sodium 

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- Hochdisperses siliciumdioxid : silice hautement dispersible 

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- Hydriertes Rizinusöl : huile de ricin hydrogénée

Commençons par essayer de comprendre comment on fabrique un comprimé.

Tout d’abord, sachez que si un comprimé de Lévothyrox 100 contient 100 µg (0,0001 gramme) de lévothyroxine, il pèse lui-même 100 mg (0,1 gramme), c’est à dire que la lévothyroxine représente un millième du poids du comprimé. Si le comprimé ne contenait que de la lévothyroxine, il serait de la taille d’un grain de sable fin.

Ensuite, comme son nom l’indique, un comprimé est obtenu en soumettant une poudre à une forte pression dans un moule afin de la solidifier sous une forme facile à manipuler et à avaler. Mais ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air...

Pour commencer, il faut diluer de la lévothyroxine dans un autre produit, lui aussi en poudre, dans un rapport de 1 à 1000.

Plus encore que dans un gâteau, il faut éviter les grumeaux ! Si vous aviez un grumeau de lévothyroxine dans votre comprimé, celui-ci pourrait contenir 1000 voire 10000µg de lévothyroxine et vous tuer ! Donc, on dilue la lévothyroxine avec de l’amidon de maïs (de la Maïzena® !) et on ajoute du carbonate de sodium et de la silice comme antiagglomérant (antigrumeau) et fluidifiant (facilitateur de mélange). Enfin, on ajoute le thiosulfate de sodium comme antioxydant qui stabilise chimiquement le mélange.

Notre mélange de lévothyroxine, d’amidon, de silice et de thiosulfate se présente sous forme d’une poudre qui a la consistance de la farine. Pas très facile à travailler dans une chaîne de fabrication... L’étape suivante est la granulation, qui consiste à agglomérer cette poudre ultrafine puis à la réduire en grains de taille homogène : on passe de la consistance de la farine à celle du sel très fin, beaucoup plus fluide (imaginez de la farine dans un sablier ! Ça marche mieux avec du sel ou du sable fin). Pour cela, on ajoute des liants : la cellulose (obtenue à partir du bois) et l’amidon de maïs modifié (c’est à dire cuit avec de l’eau, ce qui donne un liquide gélatineux et collant, puis séché et réduit en poudre).

Il faut paradoxalement produire un comprimé compact et solide avec cette poudre, mais ce comprimé doit aussi se désagréger dans l’intestin pour que la lévothyroxine soit absorbée... C’est l’intérêt de l’amidon de maïs et de la cellulose qui gonflent ou fondent au contact de l’eau et qui vont permettre le délitement du comprimé dans le tube digestif.

Notre mélange fait de grains très fins est introduit dans la chaîne de fabrication et va être moulé sous haute pression pour réaliser les comprimés.

(la vignette de la vidéo est identique, mais le passage sélectionné est différent) 

Dernière étape, une cire est finement pulvérisée en surface pour limiter les échanges avec l’oxygène de l’air, éviter que les comprimés se collent entre eux (ou sur votre langue ou dans votre gorge quand vous essayez de l’avaler), et lui donner un aspect légèrement brillant. C’est le rôle de l’huile de ricin hydrogénée. Cette huile végétale [1] est liquide à l’état naturel, mais l’hydrogénation la rend solide à température ambiante (de la même façon que l’hydrogénation de l’huile de coco permet d’obtenir de la Végétaline® qui est solide comme de la cire.).

Sauf erreur de ma part (merci aux spécialistes de corriger si nécessaire), voici un résumé approximatif du rôle des différents excipients contenus dans la L Thyroxin Henning.

Aucun de ces constituants ne présente de toxicité aux doses utilisées, notamment l’huile de ricin, qui perd son caractère laxatif après hydrogénation, et qui est présente de toute façon en quantité trop faible pour avoir un effet de ce type. Le seul impact des excipients sur la santé réside dans la façon dont la lévothyroxine est absorbée plus ou moins vite et plus ou moins complètement dans l’intestin.

Il est intéressant de constater qu’en Allemagne, les données de bioéquivalence sont directement disponibles dans la notice professionnelle. Dans le tableau ci dessous, les comprimés de L-Thyroxin Henning(T) sont comparés à la lévothyroxine en gouttes(R) qui sert de référence. C’est trop technique pour être détaillé ici, mais cela intéressera les pharmacologues. Cela signifie qu’en moyenne [2], la diffusion dans l’organisme de la lévothyroxine avec les comprimés Henning est quasiment identique à celle des gouttes.

 

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Conclusion

La L-Thyroxin Henning contient des excipients différents du Lévothyrox (ancienne et nouvelle formule) et peut constituer une alternative intéressante pour les patients qui ne veulent pas reprendre le nouveau Lévothyrox et qui cherchent une solution durable le remplacer.

Lien d’intérêt : je n’ai aucun lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique. Je suis consultant pour les éditions du VIDAL. Mon épouse, cardiologue de formation, a fait du développement dans l’industrie pharmaceutique et notamment chez SANOFI pendant 25 ans, avant de la quitter en 2011 pour se consacrer exclusivement à la gériatrie en EHPAD.


En savoir plus sur http://www.atoute.org/n/article363.html#px3F4fsaY3KRsO4l.99